Aussi efficace qu’une balle

C’est marrant les films ! Il y a 3 jours de cela je voyais The autopsy of Jane Doe, un film d’épouvante efficace qui reposait sur un concept simple mais efficace et surtout minimaliste, et là BIM : The Wall un film efficace qui repose sur un concept simple mais efficace.

The wall

The Wall de Doug Liman

Avec Aaron Taylor-Johnson, John Cena

Genre: Guerre / Survie

Note: 15/20

Synopsis: à la fin de la guerre en Irak, en 2007, un grand projet de reconstruction et mis en place. Dans ce contexte deux soldats (l’un sniper, l’autre observateur) pris dans la ligne de mire d’un sniper irakien, connu sous le nom du Fantôme, en plein désert, les deux hommes blessés et fatigués vont tenter de survivre et abattre leur traqueur.


Avant toute chose, il faut savoir que ce film est un scénario qui faisait partie de la blacklist des meilleurs script de Hollywood mais qui restait dans les tiroirs (ou development hell) car il ne trouvait pas de financement et c’est finalement le réalisateur de La mémoire dans la peau qui en a hérité. Le tout pour un budget minuscule de 3 millions de dollars. Bref !

De ce synopsis de base tout simple, Doug Liman (l’efficace Edge of tomorrow) réalise un film très minimaliste dans son décor, dans les répliques, dans le casting, dans son absence de musique même (sauf au générique de fin) et dans sa mise-en-scène. Si au début on s’attend à un film de guerre bourrin avec 30000000 de terroristes qui se font dézinguer par des américains avec à la fin une morale à la con du genre “la guerre c’est nul”, ici…bah c’est pas le cas. Certains diront que c’est la scène de sniper dans l’excellent Démineurs étirée sur 1h30 mais là encore ce n’est pas le cas.

Doug Liman réalise avec The Wall un pure film de survie sous des allures de film de guerre. Des hommes sur un territoire qu’ils ne connaissent pas, loin de tout, traqués par un danger invisible et maître de son terrain. Tout le film va reposer sur le principe du dépassement de soi pour se sortir d’une galère.

Dans les rôles principaux on retrouve un Aaron Taylor-Johnson qui laisse tomber les gros films pour un film ultra efficace où il peut déployer ses talents d’acteur (très crédible en soldat), et John Cena un peu moins présent mais plutôt bon et convaincant.
Doug Liman n’en fait pas tonne niveau mise-en-scène mais aime jouer avec les points de vue comme si il s’agissait d’un retournement de situation (le traqueur qui suit sa proie et la proie qui essaye de se sortir du traquenard de son prédateur).

Beaucoup y verront une sorte de remake ou un emprunt au film français Piégé avec Pascal Elbé (un soldat français dans la ligne de mire d’un sniper et le pied sur une mine antipersonnel) mais il n’y a aucunes similitudes, si ce n’est la durée du film. Dans The Wall, les personnages sont seuls, isolés de tout, sans la moindre chance de s’en sortir.

Efficace (je me répète je sais) jusqu’au bout, The wall se révèle être un très bon film de genre et Doug Liman montre qu’il a pris beaucoup de plaisir à réaliser ce petit film de genre et le spectateur le ressent.
Mais quand même ils sont très con dans l’armée américaine !

Alexis du Ciné@lex

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Twitter: https://twitter.com/Alexluccisano83

 

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