Putain de guerre

Après 2 jours de claques dans la face, les larmes dans les yeux, les tripes retournés et le cerveau en feu, il était peut être tant que je dise un mot sur Rogue One: A Star Wars Story. Je vais essayer de ne pas spoiler. Si j’y arrive alors je regarderai Rogue One une troisième fois en IMAX (de toute façon même si spoile j’irai le voir en IMAX – mais vu que je ne spoile pas alors let’s go).

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Rogue One: a Star Wars Story de Gareth Edwards 

Avec Felicity Jone, Diego Luna, Donnie Yan, Ben Mendelshon, Alan Tudyk, Jiang Wen, Mads Mikkelsen, Forest Whitaker

Note: 18/20

Synopsis: un petit groupe de rebelles décide d’entreprendre la mission suicidaire de voler les plans de la terrible Etoile de la mort. 
Rogue One c’est l’histoire de comment les rebelles ont réussi à dérober les plans de l’Etoile de la mort alors qu’ils se faisaient biffler jusque là par l’Empire et son armée.
Il faut le dire, au départ il y’avait beaucoup de scepticisme au sujet du résultat car il y’eut comme quoi Tony Gilroy (un très bon scénariste et pas un mauvais réalisateur en soi) dû faire des reshoots, que des coupes dans le montage initial ont dû être faites (parce que projection-tests désastreuses) et que le compositeur Alexandre Desplat fut éloigné du projet remplacé à main levée par Michael Giacchino (à à peine quelques mois de la sortie).
Alors imaginez le petit gars, surexcité par des bandes-annonces sublimes, qui entre dans la salle de cinéma, à la première séance du premier jour de la sortie nationale de Rogue One, IL FLIPPE QUAND MEME BEAUCOUP ! Et puis les lumières s’éteignent et là le spectacle commence.
Bon ! Finalement ! Rogue One de Gareth Edwards ! C’est bien ou pas bien ? Honnêtement les attentes ne sont pas tenues…ELLES SONT ATOMISEES ! Gareht Edwards a réussi à faire un film Star Wars qui trouve parfaitement sa place dans l’univers mais également réussi à être un film à part entière avec une existence qui ne dépasse pas sa propre durée d’exploitation. Vous n’avez rien compris ? C’est simple en 2h00 de film Rogue One réussit là où J.J. Abrams ne se contentait de faire un film transitoire, un rite de passage entre la génération bercé par la trilogie, la prélogie et les enfants qui ne connaissent pas Star Wars. Alors oui j’aime beaucoup Le réveil de la force mais Rogue One l’a juste humilié.
Rogue One est à la fois un film fait par un fan pour les fans mais qui ne se contente pas de faire dans le fan service avec des caméos (et il y’en a plein de caméos, des grands comme des petits).
Gareth Edwards aime avant tout raconter une histoire passionnante et captivante ou la substance moelle épinière de l’intrigue est dictée par les personnages. Et les personnages de Rogue One sont nombreux mais développés.
A commencer par Jyn Erso, l’héroïne du film, qui est intéressante car on la sent ne plus avoir foi en la cause de la rébellion mais qui la retrouve aux côtés d’autres personnages qui ont soit soif d’aventure, soit croient en l’espoir “l’espoir est la base de toutes les rébellions” comme le dit Cassian, le second héros du film. Même K-2SO qui n’est qu’un droïde trouve sa place et devient plus humain et plus impliqué dans une cause perdue d’avance mais qu’il ne veut pas laisser tomber. En un peu moins de deux heures, c’est une sorte de famille qui se créé autour de Jyn Erso, chacun veillant les uns sur les autres.
Et de l’autre côté nous avons l’Empire, ces enfoirés assoiffés de pouvoir et d’ambition qui se déchirent pour l’arme ultime. Et cet Empire du mal est parfaitement représenté par l’ingénieur en chef Krennic qui veut se servir du potentiel de l’étoile de la mort comme d’une arme politique et bien se faire voir par l’empereur (il ira surtout se faire voir par Dark Vador).
Et entre l’Empire et la Rébellion, il y’ la guerre, les coups bas, les missions suicidaires et désespérées. Et pour la première fois, on montre la Rébellion comme fragile moralement, divisée, imparfaite et capable de faire des coups bas aussi fourbes que l’Empire. Les symboles de la Rébellion sont mis à mal puisqu’on les voit chuter, douter. Pour un film qui se veut être une grande aventure épique et bien c’est plutôt (mais attendez de voir le film pour voir à quel point c’est sombre).
Et puis la guerre est représentée dans sa brutalité alors ce n’est pas du réalisme façon Tu ne tueras point, mais on montre bien les soldats qui meurent tombent sous les tirs de blaster, les vaisseaux se détruire, se disloquer en milles morceaux. On ressent la mort de ces soldats anonymes. Et si la guerre est une tragédie alors elle n’épargne personne et personne n’est invulnérable face à la guerre.
Techniquement Rogue One est un véritable bijou et non seulement redonne à cet univers mais fait carrément revivre certains personnages dont leurs interprètes sont décédés depuis plusieurs décennies. Si technique il y’a, alors le visuel va avec et certains plans du film sont de véritables tableaux sortis tout droit de la tête de Ralph Mcquarrie (le papa du design de tout l’univers Star Wars).
J’allais presque oublier de parler de la musique composée par Michael Giacchino réalisée en urgence et bien pour tout dire j’ai eu l’impression d’entendre John Williams, je n’ai pas fait de distinguo entre lui John Williams tellement les musiques sont parfaites. Voilà c’est dit !
En conclusion Rogue One: a Star Wars Story est dans le top du top des meilleurs films de l’univers créé par George Lucas, c’est à la fois un film de fan et une oeuvre à part entière, qu’il devienne une oeuvre majeure dans le cinéma seul l’avenir le dira. Quant à moi je vais y retourner ! Que la force soit avec vous et à tout jamais !

Alexis du Ciné@lex

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