En bref #3: Bad Taste de Peter Jackson

bad-taste

Bad Taste de Peter Jackson 

Note: 13/20

Synopsis: Quatre agents du gouvernement néo-zélandais lutte contre un groupe d’extraterrestres amateur de chair humaine.

Voici un film dont sa création est tout aussi culte que l’œuvre cinématographique. Peter Jackson, quand il décide de réaliser Bad Taste, n’est âgé que d’une vingtaine d’années et travaille dans un journal en tant que photograveur, c’est un jeune garçon fasciné par le cinéma, les effets spéciaux et le gore. Peter Jackson est un autodidacte qui n’a jamais fait d’école de cinéma et c’est juste avec une caméra et d’ingéniosité qu’il réalise un petit court-métrage entre pote…qu’il croit; car ce petit film en 4 ans deviendra un long-métrage BAD TASTE.

Doté d’un budget dérisoire, Peter Jackson ne se laisse pas démonter et tourne tous les week-ends pendant 4 ans son film.

Vers la fin de la production du film, le futur réalisateur du Seigneur des anneaux présente le film à des producteurs qui décident de l’aider à terminer Bad Taste (et c’est sur ce film que Peter Jackson recentrera sa collaboratrice, sa femme, sa muse Fran Walsh). Satisfait du résultat final, la production décide présenter le film à Cannes où son succès surprise marquera le début de la carrière d’un des plus grands cinéastes au monde.

Bad Taste est, attention il faut relativiser, loin d’être parfait.  En jeune cinéaste amateur, Peter Jackson fait preuve de maladresses techniques: la caméra est tremblante, certains effets spéciaux sont un cheap (bien que réalisés par Peter Jackson himself pour pas un rond). la première partie du film (les 45 premières minutes du film) est un peu longue, l’action met du temps à démarrer, on suit des personnages qui discutent pour rien. Pourtant à aucun moment la caméra est réellement posée, elle reste toujours en mouvement, des travellings qui font penser à ce que fera Peter jackson pour ses deux trilogies.

Et puis il y’a la deuxième partie où d’un coup Peter Jackson démontre un génie d’inventivité dans les gags (le mouton explosif, le délire) le gore (les coups de tronçonneuse, jouissifs), l’action (ça reste quand même 30 minutes de fusillades et de corps à corps avec des extraterrestres). On ne s’ennuie pas. Et puis le film est aidé par une B.O. composait de manière très classique et de morceaux de rock bien badass. Alors certes les parties les plus gore du film reviennent le plus souvent à Peter Jackson mais honnêtement qui aurait été prêt à donner de sa personne pour jouer un cinglé de la tronçonneuse qui cherche un morceau de cervelle à se mettre dans la boîte crânienne autre que le réalisateur lui même ? Personne !

Bad Taste reste un plaisir cinématographique après toute ces années et même ses défauts en font une œuvre sincère et fun qui donne envie de se lancer dans une production fauchée mais joviale. Au final Bad Taste a été et restera le film qui ouvrira les portes de l’expérimentation à son auteur. Et pour finir avec ce En bref, voici ce que disait un ami et collaborateur bénévole de Peter Jackson “On paye 7$ au cinéma pour voir un film léché de Stanley Kubrick, mais on ne paiera pas 7$ pour voir un film comme Bad Taste. Mais j’avais tort”.

Comme quoi le vomi d’alien et les tripailles ça peut mener loin !

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