La foire aux gentils monstres

c’est un cas assez difficile à traiter. J’adore Tim Burton depuis l’enfance, grand fan des oeuvres qu’il a réalisé dans les années 80 et 90, sa carrière a pris une tournure particulière dans les années 2000 où Tim Burton essayait de refaire du Tim Burton mais avec moins de talent (ça fait mal aux fesses de dire ça). Pourtant dans les années 2010 Tim Burton a ressuscité dans quelques oeuvres sublimes et personnelles (le sublime Frankenweenie, le très violent Sweeney Todd, et l’inquiétant Big eyes).

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Miss Perigrine et les enfants particuliers de Tim Burton

Avec Eva Green, Asa Butterfield, Ella Purnel, Samuel L Jackson

Note: 12/20

Synopsis: Jake, un adolescent tout à fait banal, se retrouve plongé dans un drôle d’univers caché aux yeux des gens où vivent heureux Miss Périgrine et des enfants doués de pouvoirs. Mais des créatures mal intentionnées veulent s’en prendre à ses enfants et Jake est leur unique espoir. Mais là, pour le coup, Tim Burton revient au conte pour enfant/adolescent en livrant une oeuvre initiatique d’un garçon qui va vivre une aventure qui va le transformer.
Je pense que je vais reprendre tout ce que j’ai dit dans un commentaire ça sera plus simple. Miss Perigrine et les enfants particuliers est un film coupé en deux.
D’un côté on retrouve le Tim Burton des débuts avec cet amour inconditionnel des marginaux, des rêveurs, des freaks plus humains que les humains, et les relations entre les enfants particuliers ainsi qu’avec leur maitresse/gouvernante/maman Miss perigrine est vraiment touchante. Tout comme l’histoire d’amour entre Jake et Emma fonctionne très bien (d’autant plus qu’apparemment les deux interprètes sortent ensemble depuis le tournage du film) et l’interaction entre Jake et le reste des enfants particuliers marchent très bien et est différente selon le caractère des personnages (jalousie pour Enoch, représentation du grand frère pour d’autre).
Pour ce qui est du grand Tim Burton que l’on adore, il y’a des passages vraiment glauques et terrifiants pour des enfants, je n’en dis pas trop mais elles font froid dans le dos et alors qu’il s’agit d’un film pour toute la famille, je crois qu’il y’aura beaucoup de cauchemar dans les chaumières pendant un certain temps.
Malheureusement le film a ses défauts: personnages secondaires qui apparaissent et disparaissent d’un coup sans savoir ce qui va se passer par la suite (quid du père de Jake qui apparait durant toute la première partie du film?) et surtout la dernière partie du film.
Car si le film restait un film d’aventure et d’exploration qui fonctionnait bien la dernière partie film s’essouffle et le combat final est d’un ridicule: mal rythmé (Tim Burton n’est pas un grand réalisateur de scène d’action mais et clairement ça manquait de dynamisme) couplé à un mauvais découpage (pour faire simple: femme rat méchante/scène de bagarre/nouvelle scène de bagarre/retour sur la femme rat qui n’a pas levé le petit doigt en 5 minutes) et ces squelettes en CGI (brrr, c’était pas beau) normalement un hommage à Ray Harryhausen et à Jason et les argonautes passent mal et font ultra kitsch pour un film dont les CGI sont vraisemblablement maitrisés depuis quelques années déjà.
Mais si j’ai l’air de taper méchamment sur les derniers instants du film, il y’a plus de  sincérité dans Miss Pergrine et les enfants particuliers que la plupart des films à gros budgets sortis ces six derniers mois et pour tout dire Tim Burton s’en sort bien et retrouve un peu de sa maestria.

Alexis du Ciné@lex

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