Les cow-boys (re)débarquent

Les 7 mercenaires. Pour tout dire, je n’avais jamais vu le film original (chose corrigée depuis), donc dire que je vais voir le remake d’un film très apprécié c’est à moitié faux car au final ces 7 mercenaires sont pour moi une oeuvre originale.

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Les 7 mercenaires de Antoine Fuqua 
Avec Denzel Washington, Chris Pratt, Ethan Hawke, Vincent d’Onofrio, Manuel Garcia-Rulfio, Lee Byung-Hun, Martin Sensmeier, Haley Bennett, Peter Sarsgaard 

Note: 14/20

Synopsis: un chasseur de prime recrute 6 cow-boys pour protéger une ville terrorisée par un homme d’affaire puissant et véreux.

J’adore le western, c’est un genre avec lequel j’ai grandi (en partie grâce à Sergio Leone et Clint Eastwood) mais cette décennie il n’y a pas pas eu beaucoup de western sorti au cinéma, du moins selon moi, mais les rares que j’ai vu étaient très bons : 3h10 pour Yuma, Le bon la brute et le cinglé, True Grit. Et là arrive les 7 mercenaires, au départ j’étais un peu sceptique mais vu le casting 4 étoiles (et notamment l’acteur coréen Lee Byung-Hun que j’adore) et la bande-annonce avec la chanson The house of the rising sun en fond sonore je me suis dit “ok”.
Et je suis allé voir le film. Et j’ai adoré.
L’histoire est assez simple, une communauté paisible est oppressée par un homme d’affaire véreux du nom de Bogue, une jeune veuve décide de recruter un chasseur de primes, ce dernier rassemble 6 hommes doué aux revolvers et fusils pour mettre un terme aux agissements de l’homme véreux.
De ce postulat de base, Antoine Fuqua (Equalizer, sympa comme film) un long-métrage musclé qui met en avant l’amitié virile et les flingues. On ne va pas chercher à développer une quelconque réflexion sur la vie ou autre, on montre juste des cow-boys et indiens badass qui en décousent avec d’autres cow-boys.
Antoine Fuqua ne fait pas dans la subtilité et évacue, ce qui est dommage peut être (un point faible), tout sentiment amoureux : Chris Pratt qui flirte avec la jolie veuve (Haley Bennett) n’ira pas plus loin alors que dans bien des scènes le rapport entre les deux personnages a quelque chose d’ambigüe. Antoine Fuqua se concentre sur les rapports entre les 7 mercenaires et sur leur amitié naissante (le commanche qui fait ami ami avec un chasseur). On pourrait presque parler d’amitié homosexuelle surtout entre les personnages joués par Ethan Hawke et Lee Byung-Hun, le respect faisant naitre une camaraderie qui rapprochera les hommes jusqu’à une dernière demie-heure d’action explosive,où le sang coule et les hommes tombent par dizaine.
Et si le réalisateur de Training Day ne se préoccupe pas tant que ça du fond en revanche la forme est soignée et livre de beaux moments magnifiquement mis en lumière. Certainement élevé par les films de Sergio Leone, Bien sûr l’élève ne dépasse pas le maître mais c’est un joli hommage livré.
Pour ce qui est des personnages et de leur interprètes, c’est du bon boulot (Chris Pratt se livre à quelques blagues potaches et à du trollage qu’il a dû improviser tellement c’est inattendu), Denzel Washington s’impose en leader de groupe, Chris Pratt est génial et drôle, Ethan Hawke a quelque chose de plus fragile plus renfermé, Lee Byung-Hun a une classe d’enfer (mon préféré avec l’indien), Vicent D’Onofrio est surprenant (je m’attendais à ce que se soit lui le gros bourrin et en fait c’est le gros gentil au coeur d’or), Manuel Garcia est l’équivalent de Chriss Pratt et Martin Sensmeier a une sacrée classe en parlant peu. Alors le traitement des mercenaires n’est pas le même pour chacun mais Antoine Fuqua a le mérite de leur accorder leur scène de bravoure.
Encore une dernière chose qui a une certaine importance à mes yeux: dernièrement il y’a eu beaucoup de problèmes de violence aux Etats-Unis liés à des bavures policières (des policiers blancs qui tirent sur des civils noirs), les élections américaines approchant à grand pas, la peur de voir Donald Trump à la maison blanche et ses déclarations sur les immigrés mexicains et les musulmans.
SPOILER ALERT: les mercenaires survivants ne sont pas les blancs mais les minorités ethniques (un noir, un mexicain et un indien) alors même si les 7 mercenaires reste un blockbuster de western, les blancs ne sont pas forcément les héros qui partent au soleil couchant pour une nouvelle aventure mais bien des gens de couleur.
FIN SPOILER ALERT
Sinon Les 7 mercenaires c’était vachement bien.

Alexis du Ciné@lex

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