Même pas peur les enfants

A l’époque des pas terribles pharaons, les terribles pharaons étaient terribles…pas terribles. Veuillez m’excuser pour cette introduction inutile mais c’était le meilleur moyen de résumer mon ressenti sur un des films les plus inoffensifs et ennuyeux jamais réalisé

11145000_10205797982182560_4727640881630096628_o

Poltergeist de Gil Kennan Avec Sam Rockwell

Note: ♥

Synopsis: une famille américaine lambda s’installe dans leur nouvelle maison dans un pavillon de banlieue classique. Or très vite des phénomènes étranges commencent à apparaître. Le début du cauchemar.

Poltergeist 2015 est donc le remake du 1er Poltergeist réalisé par Tobe Hooper et Steven Spielberg (des images montrent le bougre dirigé l’équipe du film tandis que ce brave Tobe vaquait dans un coin). Pour tout dire ce Poltergeist de 1982 ne m’avait pas vraiment marqué, quand je ouïe un remake de ce classique je me disais “pourquoi pas ?”. Or quand la bande annonce est sortie, le rendu semblait bien trop classique. Et quand je suis allé voir le film… et bien le résultat dépassa toutes mes attentes.

Poltergeist le remake est un piètre film d’horreur. Ce que l’on pouvait saluer dans le classique de 1982, c’est tout son mystère “pourquoi ces phénomènes paranormaux ?” mais hélas ces mystères sont balayés en milieu de film tout comme les instants forts et magistraux de l’œuvre original.

Le film avait bien débuté pourtant, il y’avait une petite ambiance sympathique, le réalisateur jouait avec les jump sacres comme on joue à bondir derrière sa maman ou son frère après avoir marché sur la pointe des pieds (exemple basé sur des faits réels).

L’ambiance de l’exposition dans la maison fonctionne assez bien car on suit la découverte des lieux à travers le regard d’un enfant effrayé. Ce qui permet, sans trop appuyer ou sur-jouer avec la peur, une intrusion du surnaturel car on est déjà plongé dans la peur par les yeux de l’enfant.

Pourtant cette sensation de peur s’estompe au fur et à mesure que le film avance et que les évènements deviennent menaçants (un comble pour un film d’horreur).

La peur est constamment désamorcée par une dédramatisation des évènements en y rajoutant de l’humour, ou des changements de personnalité (un personnage est terrifié et d’un coup se met à faire une blague potache). Ainsi nous avons droit à des parents d’une totale immaturité, une adolescente râleuse qui kiffe les présentateurs chelou, des experts en paranormal les moins convaincants, de l’humour et du pseudo-romantisme qui se noie dans une intrigue principale qui s’est déjà essoufflée.

Car oui le film ne fait plus peur à la moitié du métrage. En effet Poltergeist le remake balance dans la première moitié du film tout ce qui faisait peur dans le 1er Poltergeist: la scène la plus marquante étant l’attaque de la clown poupée. Mais le hic c’est que cette attaque plus celle de l’arbre tueur plus les cadavres en décomposition sont expédiés en cinq minutes sans que l’on y revienne dessus par la suite.

Alexis du Ciné@lex

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s