Robot rocks

Chappie est une excellente surprise et un film qui va devoir figurer dans le top des meilleurs films de cette année. Neill Blomkamp réussit son retour (qui plus est en terre natale).

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Chappie de Neill Blomkamp 
Avec Sharlto Copley, Yolandi Visser, Watkin Tudor Jones, Dev Patel, Hugh Jackman, Sigourney Weaver

Note: ♥♥♥♥

Synopsis: en Afrique du Sud, les SCOUT, des robots policiers, prêtent main-forte aux agents de la paix et se montrent terriblement efficaces. Deon le concepteur des SCOUT voudrait intégrer en eux une intelligence artificielle, pour cela il va prendre un SCOUT bon pour la casse pour son expérience. Ce robot deviendra Chappie.

Maintenant visionnez dans votre tête District 9, ajoutez à cela une maturité de mise en scène accouplé à un très beau scénario qui ne parle pas simplement de robot, d’I.A. mais bien d’humanité là où on l’attend le moins: dans une histoire d’amour entre une humaine et un robot. Mais pas une histoire d’amour niais mais bien une histoire d’amour entre une mère et son fils.
De plus Neill Blomkamp réussit à traiter son film au point de faire dépasser son sujet vers d’autres horizons: après que l’humain donne la vie au robot, l’I.A. est capable de donner la vie également.
C’est un film qui fonctionne sur les paradoxes: le robot flic qui devient un robot pacifiste: une femme gangsta qui se révèle incroyablement douce, un gangsta violent mais aimant, un créateur passionné et qui veut l’épanouissement de sa création mais qui veut guider sa conduite.
Chappie est aidé par un casting international (Hugh Jackman et igourney Weaver très bien ainsi que Dev Patel) et local (le reste du casting est sud africain et l’on retrouve Sharlto Copley dans la peau d’un robot cette fois) notamment Yolandi Visser qui démontre un talent de comédienne capable de passer d’une gangsta à une mère protectrice.
Les personnages sont très bien travaillés et notamment CHappie qui est totalement crédibilisé et dont les réactions enfantines sont crédibles. C’est un personnages casse-gueule et pourtant Neill Blomkamp réussit à le rendre attachant en 2 heures de film sans jamais verser dans le ridicule.
Chappie ressemble à District 9, on retrouve les mêmes bousculades des règles, la remise en question de la société.
On retrouve toute la patte créatrice de Neill Blomkamp, avec cette introduction dans un style reportage (comme D9) avant de virer dans une approche plus classique mais avec le même esthétique que District 9.
Les scénarios de Chappie et District 9 se ressemblent et l’on retrouve la même dramaturgie (Chappie/Maman Vikus/Charlize, le décor miséreux dans lequel évolue les personnages, la dernière partie du film).
On retrouve la fascination, la crédibilité de la technologie de Neill Blomkamp. Même la violence graphique est présente: les corps sont truffés de balles, le robot est mutilé. Si dans District 9 la mutation était organique et renvoyait à certains films de Cronneberg (comme La mouche), cette fois la mutation est mentale et le corps de chaire devient un corps de métal dans lequel l’esprit pourra vivre éternellement.
En trois films, Neill Blomkamp a réussi à s’améliorer et à s’épanouir comme le très sympathique Chappie.

Alexis du Ciné@lex

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