Le retour du roi des monstres

Qui aurait cru que je pleurerai devant Godzilla version 2014. Autant avoir des frissons c’est compréhensible, mais des larmes couler… jamais. Godzilla de Gareth Edwards est le film que j’attendais le plus cette année. Je me disais “j’en attends tellement qu’il y’aura de la déception quelque part” mais non ! Le film a comblé mes attentes. Alors certes des images que l’on voyait dans les bandes annonces (comme le discours du général) ne sont pas dans le film mais l’essentiel est là: Godzilla est excellent.

Image

Godzilla de Gareth Edwards 
Avec Aaron Taulor-Johnson, Elisabeth Olsen, Bryan Cranston, Ken Watanabe, Juliette Binoche

Note : ♥♥♥♥

L’histoire suit le point de vue d’un soldat américain Ford Brody qui retrouve son père au Japon et avec qui il va découvrir un secret garé par les nations pendant plus de 60 ans… un secret monstrueux ou plutôt des secrets monstrueux. 
Le film tient ses promesses du début à la fin mais propose également des surprises d’un point de vue narratif mais aussi de par une mise en scène qui magnifie, naturalise et iconise des évènements non réels en quelque chose de vrai. 
Le film s’ouvre sur un pré-générique qui montre des évènements en 1954 où les gouvernements ont décidé de garder le secret d’un combat humains contre Godzilla. Avant de faire un bon en 1999 au Japon nous faisons la connaissance de la famille Brody: Joe Brody (Bryan Cranston), Sandra Brody (Juliette Binoche) et le petit Ford Brody. Une famille qui semble normale. Après un accident nucléaire qui cause la mort de Madame Brody, nous faisons de nouveau un bon jusqu’en 2014. Cette fois l’histoire démarre vraiment mais pas encore le moindre museau de monstre en vue… pendant une demie heure nous découvrons Ford Brody (Aaron Taylor-Johnson) devenu un soldat de l’US Army, un mari aimant et un père de famille bienveillant. Mais l’appel du père l’oblige de l’éloigner des siens et ce pendant tout le reste du film jusqu’au 5 dernières minutes du métrage. Nous découvrons à partir de ce moment un Japon aux paysages dévasté surréaliste mais qui impressionne grâce à des images puissantes mais qui sont filmées de manière naturaliste. 
Bon évitons les spoils çar les effets de surprise de disparaitre et ça serait dommage. Alors qu’est ce que l’on peut dire de ce Godzilla ? Et bien c’est un très bon film (pour ma part). Bien sûr c’est un blockbuster et il doit remplir sa part de moments forts et les combats entre les monstres sont longs comme il se doit, rythmés malgré leur lenteur et leur puissance. L’idée de suggérer que de pleinement montrer les choses fonctionne très bien et les premières apparitions des monstres fonctionnent très très bien et ont une forme de résonance terrifiante avant de devenir spectaculaire, iconique. Un exemple très simple: la 1ère apparition de Godzilla se fait petit à petit on montre d’abord les épines dorsales, le ventre, des pattes et enfin la gueule du monstre. Et cette séquence dure certainement 5 minutes pourtant elle marque les esprits car elle est tendue, elle fait appel à nos souvenirs (les images de paysages dévastés par le tsunami de 2004) mais surtout car elle renvoie à un très grand film de monstre marin Les dents de la mer de Spielberg. 
Le style de Gareth Edwards est de montrer les choses à hauteur d’homme, avec des yeux d’homme, ainsi le spectateur ressent sa propre impuissance devant Godzilla le film comme ressent Ford Brody et tous les humains face à ces monstres. 
Après peut être que l’un des défauts du film est son rythme, c’est un film très rapide même si il prend son temps à présenter ses personnages, en effet on passe d’un endroit à l’autre puis on revient à notre personnage principal puis on va ailleurs. Ca s’enchaine vite et c’est peut être dommage car un film lent n’est pas un film chiant et on ne demande qu’à voir les choses avec un rythme plus calme. 
En ce qui concerne le scénario, c’est linéaire, pas compliqué à suivre, à comprendre. On comprend qui est Godzilla, qui sont les MUTO, l’importance du nucléaire dans le récit. La métaphore du danger nucléaire n’est plus celui que le film de 1954 exorcisait. Ici le nucléaire est un danger car il (oh bon sang j’allais spoiler). 
Ce Godzilla effleure peut être son message mais il est dans un petit coin quand même. Godzilla n’est plus ce message de prévention façon étiquette qui gratte la nuque de l’homme mais reste ce film spectaculaire qui envoie du lourd. Bien sûr on retrouve des clichés typiquement cinématographiques (la famille heureuse, BOUM BOUM destruction, combat final dantesque) 
Au niveau des personnages et des acteurs, on peut dire qu’ils assurent tous, sans en faire des tonnes, sans être transparent. Aaron Taylor-Johnson s’en sort bien, Bryan Cranston également… Juliette Binoche aussi alors qu’elle apparait que quelques minutes à l’écran (mais l’alchimie entre elle et ex Monsieur Heisenberg marche). Ken Watanbe faitlui aussi un bon boulot. Ce que l’on peut dire c’est que malgré la bonne qualité des comédiens de doublage français, l’intensité du jeu d’acteur est moins forte que les originaux. 
Pour les CGI, le boulot est très bon: Godzilla est INCROYABLE, oubliez les critiques et remarques sur son physique, il est terriblement impressionnant, les MUTO aussi, leur design est élégant, original. Bref les monstres ont vraiment la classe. Les paysages de destruction et de dévastation sont impressionnants. 
Bref Godzilla 2014, nouveau cru, est un très bon blockbuster, impressionnant, terrifiant, épique, puissant, inoubliable, pour un second film Gareth Edwards s’en sort bien, malgré un scénario classique sans surprise (quoi que), quelques clichés et des plans qui n’apparaissent pas à l’écran. Mais le roi des monstres est bien de retour. La suite c’est pour quand ?

Alexis du Ciné@lex

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