Tout est super génial

Bon va falloir trouver les mots et croyez moi ce n’est pas facile. Je reviens de Lego the movie, ce film d’animation aux critiques unanimes (spectateurs et journalistes) me tentait bien évidemment, cela avait l’air drôle, décalé, bourré d’action et de référence à gogo.

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The Lego Movie (La grande aventure Lego) de Chris Miller Phil Lord
VO: Will Ferrel, Morgan Freeman, Chris Pratt, Liam Neesson, Jonah Hill, Elisabeth Banks 

Note: ♥♥♥♥

The Lego Movie (ou La grande aventure Lego) raconte l’histoire d’un personnage banal voir insignifiant du nom de Emmet qui est désigné comme étant le spécial, un être prophétique pouvant renverser le terrible Lord Business qui veut que tout soit comme il faut dans son monde.
On ne va pas revenir sur ce qu’est les lego car tout le monde a une fois, dans sa vie, tenu ces petits bonhommes jaunes et ces pièces en plastique de toutes les couleurs.
Clairement en regardant ce film d’animation on peut voir un véritable amour pour ces jouets, le film est construit entièrement avec des lego: des personnages au bâtiments en passants par l’eau, le feu. Ce détail démontre l’extrême fidélité des réalisateurs/scénaristes à cet univers et jouent avec ce qu’ils ont et les possibilités que s’offrent à eux. D’ailleurs “jouer” est un terme non cynique et respectueux.
Techniquement le film est vraiment incroyable, si il y a de la stop-motion elle est incroyablement fluide et ne souffre d’aucun problème de rythme, les expressions des yeux, les mouvements de bouche sont superbement bien faites. Mais ce qui d’étonne avant tout c’est le rythme, le sens du montage du film. C’est vrai qu’un film qui va à 300 à l’heure peut paraître à un moment épuisant à regarder et pourtant ce n’est pas le cas avec Lego the movie, alors certes ça va vite mais ce n’est jamais épuisant pour les yeux et de plus la 3D est vraiment agréable. Les scènes d’action sont ultra dynamiques et vraiment impressionnantes (et également bourrées d’humour) mais là où les réalisateurs frappent fort c’est l’incroyable crédibilité et cohérence des univers dépeint dans ce monde de Lego: on passe de la ville, au Far West, au temps des chevaliers, à celui des pirates et le monde rose bonbon d’un personnage vraiment what the fuck. De plus pas un seul monde est négligé, bâclé. Mais de plus, ces univers prennent un vrai sens via un twist inattendu mais proche d’un Toy Story.
Pour ce qui est des personnages, pas un seul ne rattrape l’autre, ils sont tous fêlés: Emmet est d’un banal et d’une superficialité affligeante mais qui au fur et à mesure va évoluer pour devenir le héros de l’histoire (il fait penser à ce looser très sympathique de Shaun de Shaun of the dead qui devient héros également), Cool-Tag est amusante, elle ne peut s’empêcher de taper sur Emmet (c’est bien sûr l’élément romantique du film) Vitruvius est à mourir de rire, ce pseudo vieux sage et aussi con et drôle que Emmet et cela donne lieu à des gags à mourir de rire, Batman (mon personnage préféré du film) est une superbe parodie du chevalier noir façon Christian Bale chacune de ses apparitions ou de ses remarques sont à hurler de rire et puis Ben l’astronaute Lego des années 80 est amusant avec ce running gag qui le poursuit tout le temps (il rêve de construire SON vaisseau), un pirate qui ressemble plus à Optimus Prime qu’à Jack Sparrow et puis Lord Business est un méchant génial, grotesque, charismatique, un mélange de Dark Vador, Sauron et un costard cravate. Et enfin il y a le flic à schizo, qui change de personnalité tout le temps qui est également super drôle et qui ne pense qu’à tout casser chaque fois qu’il est en pétard.
mais les caméos sont très drôles: on retrouve Gandalf, Dumbledore, Wonder Woman, Superman et Green Lantern (le 1er ne supporte pas le second), Abraham Lincoln, Shaquille O’Neal. Bref des personnages incroyables.
Etrangement The Lego Movie (me) fait penser à Rango de Verbinski: ce même rythme endiablé, ce personnage enfermé dans un monde quadrillé, cette façon d’inclure un univers imaginaire dans le réel.
L’histoire en elle même classique puisqu’elle suit l’évolution d’un personnage lambda qui devient héros, une trame que Jospeh Campbell aurait approuvé. Quant à la morale de l’histoire, bien qu’il s’agisse de Lego, on peut y voir une ode à la liberté de choisir,d’être libre de créer ce que bon lui semble, faire un doigt d’honneur aux règles écrasantes. Il y’a aussi une dénonciation du capitalisme dans tous ces excès (excès qui conduisent inexorablement à une forme de dictature du comportement), et les 20 premières minutes du film le montrent clairement, ce n’est pas sordide mais on s’en rend mieux compte.
The Lego Movie est un régal pour les grands et les petits et qui deviendra dans très peu de temps une référence dans le film d’animation.
Une dernière question: à quand un film d’animation avec des playmobils ?

Alexis du CIné@lex

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