Les insectes sont nos amis le film

Il était une fois une jolie forêt qui abritait de jolis insectes complètement loufoques qui vécurent mille et une aventures. Minute, il serait plus judicieux de dire c’est une forêt qui abrite des créatures qui vivent d’extraordinaires aventures invisibles à l’oeil humain. Voici ce qu’est Minuscule la vallée des fourmis perdus.

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Minuscule la vallée des fourmis perdues de Thomas Szabo et Hélène Giraud 

Note: ♥♥♥ 

L’histoire suit les aventures d’une petite coccinelle perdue qui s’amourache d’un groupe de fourmis noires, ensemble elles vont vire des péripéties dangereuses dont une attaque de terribles fourmis rouges belliqueuses.
Minuscules est tiré de la série animée française du même nom et réalisé par la même équipe. Qu’est ce que cela veut dire ? Tout simplement une fidélité à l’esprit du matériau d’origine, une récupération judicieuse des personnages issus de l’univers mais ne s’enferme pas dans une redite car le film propose un vrai scénario avec des personnages travaillés, des situations, des péripéties, du drame, de l’humour, de l’action. 
Et pour faire cohabiter tout cela rien ne vaut une histoire universelle, qu’aurait approuvé Joseph Campbell, de quête, d’initiation… car tout au long de l’aventure le spectateur suivra l’évolution de cette coccinelle au départ chétive qui deviendra au fur et à mesure un héros dans la droite lignée d’un Luke Skywalker, Frodon Sacquet. Alors certes la comparaison a l’air exagéré mais nous n’en sommes pas loin. Nous sommes pris d’affection pour cette coccinelle que l’on a vu naître et qui va passer par toutes sortes d’étapes et qui vont la faire grandir. 
La peur des autres, la pluie, les prédateurs naturels sont des étapes auxquelles la coccinelle va être confrontée et vaincre pour devenir une héroïne. 
En dehors de la coccinelle dont le traitement est parfait, nous avons l’acolyte, le sidekick (qui n’en est pas vraiment un), le guide qui va aider la coccinelle à s’ouvrir aux autres, à l’aider à surmonter ses peurs. Sous ces traits bien caractéristiques se trouve une fourmi noire meneuse d’un petit groupe de fourmi, l’insecte que l’on définit comme sans personnalité et esclave, devient un personnage courageux, inventif, intelligent et énergique. La coccinelle et la fourmi vont affronter ensemble les dangers d’une nature pas spécialement hostile mais imprévisible. 
Mis à part ces deux personnages très bien définis, il n’y a pas vraiment d’insectes au caractère développé, peut être une fourmi rouge… mais c’est une fourmi rouge parmi tant d’autre au final. 
En ce qui concerne les références cinématographiques,elles sont bien diluées dans le film et les réalisateurs n’appuient pas avec exagération sur ces références (pas comme dans un Shrek par exemple), elles sont présentes mais servent bien le film (les transitions façon Star Wars, la bataille entre les fourmis façon Seigneur des anneaux, Délivrance, Shinning au tout début) bref notre duo de réalisateurs a compris comment se servir avec intelligence des références. 
Pour ce qui est de l’humour, ne vous attendez pas à des gags hystériques mais plutôt à des touches d’humour dispersées par ci par là, certaines situations sont pittoresques, amusantes, volontairement drôle (une image épique qui est contre balancée par une image beaucoup plus terre à terre). L’humour viendra surtout des onomatopées que font les insectes pour communiquer (la fourmi siffle, la coccinelle “pète”, etc).
La musique est l’un des points forts du métrage puisqu’il véhicule parfaitement aventure, suspense, humour, épique tout en déroulant l’histoire.
La réalisation est époustouflante, elle conjugue très bien le réalisme des décors avec des personnages 3D cartoonesques. 
Pour ce qui est des humains vous ne les verrez que très furtivement avant d’être symbolisés par des véhicules. Car le plus important dans cette histoire ce sont les insectes. 
Il y a un petit défaut Minuscule la vallée des fourmis perdues, certaines situations s’éloignent de l’intrigue principale: la course poursuite entre des mouches et la coccinelle, bien qu’elle montre une évolution dans le comportement de la coccinelle face aux dangers, alors que la coccinelle est attendue pour sauver ses amies fourmis noires, elle prend son temps pour mettre une rouste à ses ennemies mouches. Ou même il est quelque peu incompréhensible que la coccinelle ne soit pas capable de prendre un objet alors que 10 minutes plus tard elle y arrive sans problème. 
Malgré tout, Minuscule la vallée des fourmis perdues reste un film d’animation très jolie, visuellement innovant, respirant la nouveauté, un parfait mélange entre réalisme et fantaisie. Bref un grand film fait avec de petites choses.

Alexis du Cine@lex

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