Les liens du gore

Peu après les évènements de Massacre à la tronçonneuse, un shérif, accompagné de locaux, se rend à la maison des Sawyer. Le shérif demande à ce que Leatherface se rende mais les locaux n’entendent pas de cette oreille et détruisent la maison avec la famille Sawyer à l’intérieur. Un bébé a survécu au massacre et est adopté par un couple. Quelques années plus tard Heather apprend qu’elle a hérité d’un manoir. Malheureusement un être effrayant a survécu. Le massacre va reprendre.

Image

Texas chainsaw 3D de John Luessnhop
avec Alexandra Daddario, Dan Yeager, Scott Eastwood, Bill Moseley, Gunnar Hansen

Note: ♥♥

Texas chainsaw in 3D, que dire ? Le film est très con, très cliché, très gore, très mal joué. Par contre le lien entre ce film et massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper est intéressant et de plus ce nouveau film de la franchise Leatherface explore un thème qui n’était pas vraiment exploité dans les épisodes précédents: les liens du sang.
Ce qui fait que au final nous avons droit à une fin qui se rapproche de H2 de Rob Zombie, un lien entre Leatherface et l’héroïne se développe au fur et à mesure que l’intrigue avance. Ainsi de tueur sanguinaire, Leatherface passe au statut de tueur à celui de victime et les victimes (ou héros) deviennent les monstres. Les apparitions de face de cuir sont bien faites (oui ce sont des jump scares mais qui fonctionnent), il est d’ailleurs très impressionnant. On a droit à de sympathiques caméos d’acteurs des opus précédents (Bill “Otis” Moseley, Gunnar “le 1er leatherface” Hansen, Marilyn “Sally Hardesty” Burns) et un rôle secondaire très chouette de Scott Eastwood (le fils de GOD) . Alors qu’est ce qui cloche dans ce film ? Texas chainsaw in 3D enchaine les clichés (sans les fumeurs de pétards) des californiens parfaitement moulés torse nu, des bimbos toujours aussi hot et en soif de sexe, l’héroïne très maladroite qui se fracasse la gueule tous les 2 pas, le gore est à foison (et pas à Soisson… ok je sors). Le film fait continuellement des ellipses narratives (qu’arrive-t-il àau personnage de Scott Eastwood à la fin ?) et propose des situations improbables: Leatherface lâché en pleine fête foraine, l’idée aurait pu être intéressante si les figurants n’étaient pas du genre à s’en battre le steak, parfois les figurants ont l’air du genre “oh tiens il y a un mec avec une tronçonneuse”.
Tout ce qui faisait la “magie” du 1er M.A.T. a totalement disparu. Fini le côté glauque, la folie du 1er M.A.T.
Aujourd’hui Leatherface est devenu un boogeyman dans le même style que Michael Myers, Freddy Kruger, il tue purement et simplement. Le film ose se permettre de se la jouer enquête sur le passé ce qui donne lieu à des scènes de dialogues très cons. Bien sûr la 3D est inutile.
La mise en scène est quelque peu plate, bien que certains plans rappellent le chef d’oeuvre de Tobe Hooper, mais permet au spectateur d’apprécier le spectacle. Des idées de mise en scène plutôt sympa (la visite de la maison de Leatherface en mode téléphone portable), la photo est jolie, les SFX convaincants.
Alors est ce que ce film est bien ? Non mais il a au moins l’amabilité de faire des clins d’oeil à Massacre à la tronçonneuse (d’ailleurs nous avons droit à un prologue reprenant les scènes du film original) et de rendre son personnage culte plus humain.

Un film dispensable, certes, mais plaisant tout de même.

Alexis du Ciné@lex

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