Le mutant au soleil levant

Pour tout dire, le film est bien pendant les 3/4 du temps, et puis le final part tellement en couilles que cela en devient chiant. La franchise des X-men est quelque peu inégale, les deux premiers X-men étaient de bons films de super-héros, le 3 et Wolverine Origins étaient catastrophiques et le X-Men First Class avait la saveur d’un film vintage avec son ambiance guerre froide. Quoi qu’il en soit, Wolverine nous manquait beaucoup. 

Image

The Wolverine de James Mangold

avec Hugh Jackman, Famke Jenssen, Tao Okamoto,

Note: ♥♥

Plusieurs années après les évènements de X-Men 3, Wolverine est hanté par la mort de la seule personne qu’il n’a jamais aimée. C’est dans ces conditions assez particulières, qu’une japonaise, travaillant pour un industriel puissant, lui demande de venir car son employeur voudrait le remercier de lui avoir sauvé la vie. Et c’est le début des problèmes pour le mutant aux griffes.

James Mangold (réalisateur d’œuvres humaines comme Coppeland, 3h10 pour Yuma et du sympathique Night&Day) ne s’intéresse pas vraiment au côté super héros de son sujet et cherche avant tout à livrer une œuvre sur un homme qui a vu la mort autour de lui mais qui est incapable de mourir. Ainsi nous sommes face à un Wolverine humain, qui souffre moralement (il est hanté constamment par tttt durant tout le film) et dont ses troubles affectent son comportement avec son entourage. Ce Wolverine a un aspect proche du marginal sociopathe qui déteste l’espèce humaine mais qui retrouve la “rédemption” (oui c’est très con à dire comme ça) grâce à la chose la plus pure et la plus fragile qui soit: une femme d’une beauté qui imprime la rétine par une silhouette fine mais dépassée par ce qui lui arrive. Wolverine et Mariko, cette femme magnifique, vont se battre au final contre un monde pourri, où pour survivre il faut être le plus cruel, le plus impitoyable et le plus menteur.

Le fait de situer l’action au Japon, avec toutes ces traditions ancestrales, qui imprègnent le film, la confrontation entre un homme (et je dis bien un homme) qui a perdu ses principes et une société basée sur des codes et des principes ne pouvant donner qu’un clash explosif, est une idée intéressante car cela va permettre de ressourcer notre héros et de lui rappeler pourquoi il continu à se battre.

Les personnages secondaires, composés d’acteurs et actrices japonais(es) à l’exception de Famke Jansen, sont plutôt bien écrits, bien interprétés même si on sent qu’ils ne doivent pas aller plus loin que ce qu’il sont (c’est à dire on sait qui va mourir ou vivre etc…). Hugh Jackman est toujours aussi bon dans le rôle du mutant auto guérisseur et on s’amuse à rire des punchlines qu’il envoie à ses ennemis avant de leur casser la gueule. Parmi les japonaises, les deux interprètes féminines sont vraiment bien, même si j’ai une préférence pour l’actrice qui joue le rôle de Mariko.

Pour ce qui est de la mise en scène, Mangold prouve que c’est un des derniers réalisateurs à Hollywood à aborder le cinéma dans sa forme la plus classique mais toujours efficace. D’ailleurs on sent parfaitement que c’est Wolverine l’homme qui l’intéresse et non le mutant et cela s’en ressent. Car dans un deuxième acte succédant à une scène de combat dans et sur un train, l’histoire se pose et développe en profondeur la relation qui unit Wolverine à Mariko… avant de repartir casser du méchant (mutant ou non). Et c’est peut être ce 3ème acte qui déçoit car l’aspect mutant et super-héros reprend le dessus (avec soit dit en passant des plans iconiques à faire dresser les poils de couilles, ou de… minou) et tout part en cacahuètes avec un combat final ennuyeux à mourir et quelque peu non spectaculaire.

Pour ce qui est de la violence, Wolverine est le premier film de super-héros à montrer la violence, non pas de manière frontale, avec un certain culot (voir l’intro qui enchaine corps calciné et sang qui coule) même si le réalisateur de Night&Day n’est pas allé aussi loin dans la noirceur et la violence qui sont des composantes de Wolverine.

Que dire sur ce film au final ? C’est un bon film de super-héros réalisé de manière élégante, servi par un scénario cohérent et bien écrit malgré un Just auboutisme freiné pour plaire à un large public.

Un dernier mot sur la scène post générique: les X-men sont de retour et ça va envoyer du lourd.

Alexis du Ciné@lex

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s