Happy spring break

“T’ai je déjà donné la définition de la folie ?” Cette phrase pourrait résumer la vision du film de Harmony Korine.

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Spring breakers de Harmony Korine
avec James Franco, Vanessa Hudgens, Selena Gomez, Ashley Benson, Rachel Korine

Note: ♥♥♥

L’histoire se concentre sur 4 filles qui décident de faire le spring break et qui vont croiser le chemin de Alien, un rappeur gangsta trafiquant de drogue. Un univers de violence, de drogue, de folie et d’amour va s’ouvrir pour ces quatre belles demoiselles.

Ce film est particulier, une sorte de trip façon apocalypse now influencé aussi par une mise en scène onirique de Terrence Malick. Bien sûr résumer Spring breakers a ces références peut sembler quelque peu abusé, voir pompeux. Cela dit, il y a de nombreuses similitudes entre ce film et les références citées: la voix off présente tout au long, le montage, la réalisation onirique qui vire au trip hallucinatoire par moment, le fait de nager en eau inconnu ce qui fait que l’on ne sait jamais ce qui va arriver par la suite, etc…  Le scénario est minime mais se focalise sur les relations humaines entre cinq personnages. Le jeu de James Franco est hallucinant, totalement méconnaissable (dreadlocks, tatouages, dents en argent), une sorte de Colonel Kurtz dans le monde de la drogue et des gangsters, un poète défoncé à la cocaïne, mais au final humain et enfantin par moment. Un homme protecteur, amoureux de ces filles différentes des autres. Le quatuor de filles (qui en plus d’être jolies sont à moitié folles) forment une vraie fratrie, prenant soin de chacune comme si leur vie en dépendait (elles s’aiment vraiment). Mais au fur et à mesure que l’histoire minimale avancera, chacune abandonnera cet univers car elle en a peur ou a atteint ses limites dans ce monde violent. Seules les plus folles resteront jusqu’au bout pour nous livrer un final digne de films tel que The Devil’s Rejects où la violence explose avec du sang qui éclabousse et gunfights. Le film n’est pas vraiment violent, il est parfois glauque (scène de simulation de fellation vraiment dérangeante), faussement sexuel (c’est parce qu’on voit des boobs que c’est super bandant), mais souvent entre coupé de scènes hallucinogènes et poétiques et quelques fois WTF. Spring breakers est composé de deux univers esthétiques qui se font constamment la guerre: le premier est composé de couleurs grisâtres, décolorées, pour souligner le réalisme de l’histoire et de l’autre des couleurs chatoyantes à la limite du psychédélisme (renforcé par une mise en scène en caméra légère, voix off et effets de mise en scène et montage parallèles) pour souligner le trip, le paradis artificiel des filles. Spring breakers a droit à une B.O. techno faussement cool pour se montrer de plus en plus malsaine et renforce le trip illusoire qui vire au cauchemar. Ce film dont je n’attendais pas grand chose est une bonne surprise même si je m’attendais à plus de glauque et de violence. Cela dit mieux vaut un film comme Spring breakers qu’un projet X 2.

 Alexis du Cine@lex

2 thoughts on “Happy spring break

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